Skills: Le répertoire

100 Rencontres

100 Rencontres était un événement à géométrie variable qui se modifiait au gré des lieux de performance et des rencontres possibles dans les villes où il a été présenté. Ce que vous auriez pu voir à Brest sous le titre de Pas 1 mais plus…100 Rencontres Brest ne sera donc pas construit de la même manière et ne contiendra pas les mêmes éléments que la performance de Bruxelles ou de Montpellier.

Dans un même espace où le visiteur circulait librement, des modules distincts sont installés, un peu comme dans une salle d’exposition, et l’on assistait — ou l’on participait— à des performances, spectaculaires ou non, plastiques ou encore ludiques. Chaque artiste invité créait sa propre pièce. Sous la direction artistique de Benoît Lachambre, « eux » — Martin Bélanger, Joe hiscott, Benoît Lachambre, Sheila Ribeiro, Pierre Rubio et George Stamos — étaient performeurs et auteurs de leur propre module. Mentionnons aussi la participation des artistes visuels Jorge Leon Alvarez et Julie Andrée T. qui proposaient chacun une installation, celle des concepteurs sonores David Kilburn et Laurent Maslé, ainsi que celle du concepteur d’éclairages, Jean Jauvin. Marie-Andrée Gougeon était assistante à la mise en scène, et Louis-Philippe St-Arnault, directeur technique, assurait la co-conception et coordonnait la construction des modules.

Au cours de sa visite, le spectateur pouvait faire la rencontre des « maris-honnêtes », gigantesques personnages interactifs, il pouvait aussi circuler dans une forêt de ruban adhésif (module de Pierre Rubio), assister à une fouille en règle exécutée par un douanier qui n’avait que ses pieds pour fouiller (module de Martin Bélanger) ou encore expérimenter l’écoute de sons qu’il produisait lui-même grâce à un dispositif très particulier (module de Benoît Lachambre et David Kilburn)… Ce n’étaient là que quelques exemples des nombreuses rencontres et expériences artistiques que l’événement proposait.

Chaque module de 100 Rencontres nous ramenait naturellement à une notion récurrente dans l’œuvre de Benoît Lachambre : la remise en question de la représentation, la notion de décloisonnement du lieu de représentation. Le projet permettait aussi, matériellement, la rencontre entre artistes de différentes disciplines — artistes visuels, musiciens, concepteurs d’éclairages, chorégraphes, danseurs, performeurs, etc. —, questionnant ainsi le processus de création en danse contemporaine.

La coexistence des modules dans un même espace permettait de créer une ambiance sonore (David Kilburn et Laurent Maslé) et lumineuse (Jean Jauvin) qui baignait l’ensemble de l’événement, le spectateur étant libre de circuler à sa guise au sein de cet espace, d’un module à l’autre, en étant presque toujours certain de se faire surprendre. Pour assister au développement de toutes les actions de 100 Rencontres, il fallait compter deux heures.

Idée originale Benoît Lachambre
Assistante artistique Marie-Andrée Gougeon
Modules d’installation et d’intervention Martin Bélanger, Germana Civera, Laurent Goldring, Joe Hiscott, Emmanuel Jouthe, David Kilburn, Benoît Lachambre, Jorge Leon, Sheila Ribeiro, Pierre Rubio, Isabelle Schad, Georges Stamos, Julie Andrée T.
Artistes invités Changent selon le lieu
Son David Kilburn et Laurent Maslé
Lumière Jean Jauvin
Élaboration et réalisation des installations Louis-Philippe St-Arnault, Marion Gizard
Directeur technique et de production Louis-Philippe St-Arnault

Production Par B.L.eux
Coproduction La Filature (Mulhouse, France), Festival Montpellier Danse 2003 (Montpellier, France), Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles, Belgique), Le Quartz – Scène nationale de Brest (Brest, France), Parc de La Villette – Résidences d’artistes (Paris, France).

La première présentation du projet a eu lieu au en mars 2003 au Quartz – Scène National de Brest dans le cadre du Festival Antipodes (Brest, France).

© Crédit photographe : Louis-Philippe St-Arnault.